R;Zatz « Cruel Summer » : Parures sereines et intentions sincères

This Is The News ! #6 : « He wasn’t sure but the Frame was familiar »

Autant le dire tout de suite, on tient ici un disque qui nous rappelle les grandes heure du trip-hop, autant que des sonorités et constructions indie. C’est pas assez clair ? Explications.

R;Zatz, c’est en quelque sorte la gardienne du temple Jarring Effects, ce bastion de la production musicale indépendante, sanctuaire de la diversité culturelle et refuge pour artistes audacieux. Comme elle assume la gestion des potards du studio d’enregistrement maison, elle tient une responsabilité énorme dans les atours sonores des productions du label.

Donc, sans trop de surprise, cet album signé de son nom d’artiste témoigne d’un savoir-faire indéniable en matière de tricotage sonore, et nous sert sur un plateau des ambiances bien senties, sereines dans leurs parures et sincères dans leurs intentions.

De quoi satisfaire les moments de répit, ceux où l’on apprécie un peu de calme vaporeux, autant que les moments de confrontation avec la tension urbaine, savamment sublimée par des rythmiques sèches et des guitares tendues.

Donc, la larme à l’œil, on se rassure sur la marche du monde en constatant que derrière les techniciens de studio se cachent parfois d’authentiques artistes, et que certains labels bien avisés leur donnent la place qu’ils méritent.

Le Quarté gagnant :

L’enchaînement “Stormy”, “Take A Pill”, “I can’t Believe”, et “Ordinary Chronicle” est magistral, avec des morceaux qui chargent leurs mulets avec une grande efficacité.

Le titre parfait :

“Cruel Summer”, trip-hop cotonneux qui séduit et emporte. 

Si on avait quelque chose à redire :

Le côté messianique de “Cycle Streams” et “Bo-Kyo” peut être légèrement pesant.