Gallon Drunk Live : Grondement vibratoire et frotti-frotta

Live Kicks #10 : « The air is heavy you can cut it with a Knife »

Ces derniers temps, peu d’albums se sont hissés au niveau de « The Road Gets Darker From Here ».  Parce que tout porte à croire que Gallon Drunk est arrivé à maturité, nourri d’un parcours riche et tortueux, fortement imprégné de l’influence des Bad Seeds.

C’est donc peu de dire que ce concert est attendu… Et il démarre en trombe avec une batterie lourde et sourde, du frotti-frotta de guitare dans la chevelure du public, et de la rock’n’roll attitude dans chacun des huit genoux sur scène. On est confronté à de la matière brute, ça cogne sec, c’est parfois approximatif et toujours saturé, mais ça réveille le cœur et raffermit l’esprit. Imaginez un Nick Cave punk ou du Morphine énervé, et vous aurez une idée du plaisir éprouvé.

Avec sa voix toujours gonflée à bloc, rocailleuse et agressive, James Johnston en fait des caisses, alors que ses trois collègues construisent et développent une masse sonore gigantesque et menaçante. Un grondement vibratoire, un déferlement hurlant et fascinant.

Et quand on entend un titre comme « I just can’t help but stare », on se prend à rêver d’un retour en force du saxophone en 2013. Enfin, réflexion faite, peut-être pas.