Nick Waterhouse Live : Coup de fouet vintage et déhanchements

 

Live Kicks #12 : « Wild and Primitive »

Nick Waterhouse arrive à faire une musique indéniablement sexy avec le look de Buddy Holly. Ce qui est déjà un exploit en soi. Parce que sous ses airs de premier de classe planqué derrière ses lunettes XL et solidement agrippé à sa guitare, il y a une voix intense et fiévreuse. Une voix qui traîne avant d’exploser, capable de caresses autant que de coups de fouet.

Et la quintessence du Rythm’N’Blues à l’ancienne ici représenté, c’est bien d’aller chercher des frissons simples, ceux qui chamboulent les hormones et oublient le cerveau, pétris de passion plus que de réflexion.

Nick Waterhouse reprend donc des vieilles recettes, qui n’en sont pas moins délicieuses : des cuivres qui grognent, des choristes aux voix célestes qui frappent leurs tambourins et ondulent leurs silhouettes, synchronisées au millimètre. Le jeu de guitare est dépouillé mais entier, tout de justesse rythmique et de rondeurs harmoniques.

Chaque titre est proprement irrésistible, et incite aux déhanchements incontrôlés. C’est un manifeste pour une Soul Music rétro qui va de l’avant. Et ça se termine en beauté quand sont invités sur scène les Allah-Las, qui jouaient en première partie, pour un final bordélique et euphorique sur « It’s All Over Now » des Rolling Stones, avec refrain beuglé par la foule et tout le folklore.

A la sortie, on est revigoré par ce retour aux sources, en se disant que si tout a déjà été fait, tout peut également se réinventer, avec la fraîcheur du moment et l’énergie de l’instant.