The Notwist « Close to the Glass » : Bidouilles et rigueur germanique

This is the News #17 : « And we’ll go on »

Les Notwist représentent le rêve de tout amateur de musiques dites indépendantes : venus du punk et des chansons saturées, ils ont pris un virage avec des jolies mélodies, une bonne dose de bidouilles électro et quelques incursions libérées du jazz. Le tout avec la rigueur germanique, la bonhomie bavaroise et l’air de regarder tout ça avec détachement.

Si bien qu’ils ont été acclamé d’un peu partout, mais surtout dans les milieux initiés, et ont gagné leurs galons de groupe culte sans usurpation. Et avec la venue de Close To the Glass, ils confirment que les années n’ont pas émoussé leur inventivité.

Le nouvel album commence avec peu de choses, des cycles minimalistes de boîtes à rythmes sèches, des instrumentations timides, et le chanttout en neutralité assumée. Parfois, le propos gagne en consistance, parfois il laisse tellement de vide qu’on peut se poser des questions, mais il ressort toujours le charme unique d’un groupe qui a su humaniser ses aspects robotiques.

Close to The Glass est un disque cérébral, qui arrive à garder quelques moments d’authentique relâchement, et qui ne ressemble à rien d’autre qu’aux Notwist. Désolidarisés de l’air du temps, des convenances et de leur âge grandissant, ils prouvent que la créativité est le meilleur remède contre le vieillissement.

Le tube instantané :

« Kong », mélodie qui tue et rythme sans retenue

La rêverie électro :

« Lineri », qui montre qu’il ne faut pas grand chose pour installer une atmosphère